Accès à l’eau : FDSEA et JA réclament des actes
Les syndicats agricoles ont interpellé les parlementaires du Maine-et-Loire sur les difficultés actuelles de production de la filière arboricole. Et les dossiers qui n'avancent pas comme celui de l'accès à l'eau.
Avec une production de 140 000 t de pommes, le Maine-et-Loire représente 10 % de la production française. 10 %, c'est justement l'ampleur de la perte estimée dans les vergers, à l'échelle du pays, suite aux attaques du puceron cendré. "Comme ce puceron est capable de se développer très vite, il décime un verger en trois jours. Son attaque a été foudroyante dans le département, décrit Albert Richard arboriculteur à Corzé et président de la coopérative Les Vergers d'Anjou. Et la situation, qui sans doute est liée à des conditions climatiques spécifiques cette année, ne fera que s'aggraver puisque nous n'aurons plus de molécules pour nous défendre."
Autre sujet traité dans cette proposition de loi, d'une importance pour toutes les filières du département : l'accès à l'eau. "Nous savons que le climat suit une trajectoire d'excès (pluviométrie, sécheresse). Or nous avons toujours autant de difficultés à construire des réserves dans le Maine-et-Loire. Vos discours étaient pourtant clairs, et les lois sont votées, mais leur mise en application tarde. Cela devient insupportable", insiste Anthony Ménard. Sur la gestion de l'eau en période de sécheresse, les agriculteurs du Maine-et-Loire se plaignent, là encore, d'un traitement différencié. "Sur les seuils d'alerte par exemple, ils sont plus restrictifs chez nous qu'en Sarthe, souligne le secrétaire général de la FDSEA49. Pourquoi les services de l'état n'arrivent pas à prendre des décisions".
Plus d’informations dans l’Anjou agricole de vendredi 4 juillet