Vin : Genevard débloque 130 M€ pour l’arrachage définitif
La ministre de l’Agriculture a annoncé, dans un communiqué le 24 novembre, un « plan national de sortie de crise » pour la filière vitivinicole, en proie à une crise de la demande. Parmi ses principales mesures, ce plan comprend « une nouvelle enveloppe de 130 M€ pour l’arrachage définitif », mesure réclamée par la profession (après une première enveloppe de 120 M€ déployée fin 2024 sur plus de 27 000 ha). Les viticulteurs bénéficieront également en 2026 de 10 M€ d’allègements de charges sociales, après un premier volet de 5 M€ pour le second semestre 2025. « Les viticulteurs auront toute leur part dans le dispositif exceptionnel de soutien aux trésoreries, dont le principe a été annoncé à Toulouse le 12 novembre dernier en présence du chef de l’État », ajoute le ministère dans son communiqué. Troisième volet du plan : les prêts structurels « garantis à 70 % par BPI France » seront rouverts en 2026. Leur durée avait été allongée à 12 ans, mais ils « ne pouvaient être plus être souscrits après 2025 », selon la Rue de Varenne. Leurs critères seront par ailleurs révisés, et ils seront « élargis aux coopératives ». Enfin, Annie Genevard rappelle qu'elle a demandé à la Commission européenne de « mobiliser la réserve de crise européenne, notamment pour financer la distillation de crise des surstocks non marchands, prioritairement en caves coopératives ».
La FNSEA déplore un calendrier des aides à l’arrachage « pas à la hauteur »
La FNSEA juge que le calendrier des aides à l’arrachage de vignes n'est « pas à la hauteur de ce qui avait été demandé », après un échange avec Annie Genevard, présente à l'ouverture du salon Sitevi à Montpellier. « La ministre vient de préciser que ce ne serait que 70 M€ en 2026 », précisant que le reste serait « étalonné en 2027, a déploré auprès de l'AFP le président Arnaud Rousseau. . À 4 000 euros l’hectare arraché, ça ne fait qu’un peu moins de 20 000 hectares », loin de la première phase de 50 000 ha souhaitée par la FNSEA.
« Nous ferons une première évaluation à 70 M€ pour un déploiement ensuite à la hauteur de ce que nous avons dit, a déclaré à la presse la ministre de l’Agriculture. Nous verrons bien ce que nous aurons consommé en 2026 », a-t-elle précisé, ajoutant qu’« il n’y avait absolument aucun doute sur la somme des 130 M€ sur laquelle le gouvernement s’est engagé ». « Nous, nous demandons que cet arrachage ne soit pas définitif, mais temporaire, a souligné Rémi Dumas, président JA de l’Hérault. Nous voulons des perspectives pour planter de la vigne qui s’adapterait aux consommateurs, tels que de nouveaux cépages par exemple ».