Bovins viande : la voix des Pays de la Loire au congrès FNB
Une délégation d'éleveurs bovins allaitant et de veaux de boucherie issus des FDSEA et de la FRSEA Pays de la Loire s'est rendue au congrès de la FNB (Fédération Nationale Bovine) les 4 et 5 février 2026 à Cournon dans le Puy-de-Dôme.
Malgré une conjoncture favorable, les enjeux de la filière bovine restent toujours aussi importants pour les prochaines années : renouvellement des générations, gestion sanitaire, réforme de la PAC, dématérialisation... Les représentants de la FRSEA Pays de la Loire sont venus porter des messages à travers l'intervention de Clément Traineau, sur la nécessité d'envoyer des signaux positifs aux producteurs afin qu'ils se projettent dans l'avenir, mais aussi sur le besoin de renforcer les liens entre la filière laitière et la filière veaux de boucherie avec l'intervention de Mathieu Delanoe.
Clément Traineau : "Les Pays de la Loire ont perdu 30 % de leur cheptel allaitant en 15 ans et 38 % de ses éleveurs. Certes, les prix depuis plusieurs mois sont rémunérateurs et il était temps ! Mais il faut que cela dure pour permettre aux éleveurs de recommencer à investir et à se projeter. L'État a aussi un rôle à jouer en sécurisant les marchés, en actionnant tous les leviers qu'il a pour rendre effectif les différentes lois EGA. Son ambition sur la souveraineté alimentaire doit se traduire concrètement. Les négociations qui s'ouvrent sur la nouvelle PAC seront l'occasion de vérifier cela. Nous défendons ardemment un soutien renforcé de nos régions d'élevage et d'engraissement qui doit permettre de garder, dans nos territoires, la valeur de nos productions et permettre de renforcer l'aval de nos filières".
Mathieu Delanoe : "L'année 2025 a été marquée par des difficultés importantes d'approvisionnement des veaux pour les ateliers en place. Impact FCO, décapitalisation bovine laitière, développement de la filière veaux sevrés sont autant de causes qui ont affecté la disponibilité pour les ateliers veaux de boucherie. Comment expliquer à des producteurs de veaux dans nos territoires que leurs ateliers sont vides alors que la France a envoyé 350 000 veaux en Espagne en 2025 et qu'il nous est impossible d'en importer pour des raisons sanitaires, alors même que certains camions traversent notre pays pour aller livrer des petits veaux irlandais en Espagne ? Il nous faut remettre du bon sens ! Il est peut-être temps d'avancer concrètement sur le sujet de la contractualisation des petits veaux en cherchant un équilibre juste et raisonnable pour trouver un accord gagnant-gagnant avec la filière laitière".