Lait : l’État doit faire respecter la loi

13 février 2026 | Publié par FDSEA 49 - JA 49

Depuis maintenant plusieurs semaines, le prix du lait payé aux agriculteurs est annoncé en baisse, quelle que soit la laiterie. Cette baisse, annoncée en pleine période de négociations avec les grandes et moyennes surfaces (GMS), a fait ressurgir chez les agriculteurs des inquiétudes et une colère forte. Les motifs de cette dernière sont nombreux :

• Opacité de certains industriels sur le niveau réel de la Matière première agricole pris en compte dans les négociations avec la grande distribution ;

Mix produit invérifiable dans les discussions avec les Organisations de Producteurs, menant nombre de négociations à l’échec ;

Pratiques de déréférencements des produits laitiers français dans plusieurs enseignes, qui pénalisent producteurs, consommateurs et transformateurs ;

Approvisionnement à l’étranger dans la restauration hors domicile, alors que la France produit davantage.

En effet, les laiteries mettent en avant une surproduction de lait pour justifier des baisses de prix. Cependant, il n’y a jamais eu autant de produits laitiers importés dans la distribution et la restauration qu’à l’heure actuelle. Cette situation est d’autant plus inacceptable pour les producteurs que la production française est en pleine reprise, ce qui est pourtant une bonne nouvelle pour la souveraineté alimentaire.

« Nous manifestons aujourd’hui devant la Préfecture pour demander à l’Etat de nous aider à faire respecter la loi EGAlim qui implique le respect de nos coûts de production » a lancé le secrétaire général de la FDSEA, Anthony Ménard. Une délégation FDSEA/JA a d’ailleurs été reçue par le directeur de Cabinet du préfet ainsi que le directeur de la DDT Pierre-Julien Eymard. A la sortie, Anthony Ménard rapportait que les contrôles effectués par l’Etat sur l’origine des produits auraient « doublé entre 2023 et 2024 ». Un premier pas salué mais néanmoins jugé « insuffisant » en matière de respect de la loi. Les syndicats appellent chacun à assumer sa part de responsabilité pour « garantir un avenir à la production laitière française ».