Viticulture : se manifester pour l’aide à l’arrachage

17 février 2026 | Publié par FDSEA 49 - JA 49

Depuis plusieurs mois, la FNSEA et les organisations de la production viticole se mobilisent pour faire reconnaître l’urgence économique à laquelle font face de nombreuses exploitations et ainsi obtenir un dispositif d’arrachage financé et opérationnel rapidement.

Le ministère de l’Agriculture a confirmé le 9 janvier dernier, la mise à disposition d’une enveloppe de 130 M€ pour l’arrachage définitif de vignes qui sera opérationnelle dès que les conditions réglementaires seront réunies, notamment la validation par l’Union européenne. Pour permettre un déploiement rapide du dispositif, FranceAgriMer a ouvert le 6 février 2026, pour 4 semaines, un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI). Seuls les viticulteurs ayant déclaré leurs intentions dans ce cadre pourront bénéficier de l’aide lors de sa mise en œuvre.

Comment déposer une demande ?

Le dépôt de la déclaration d’intention d’arracher s’effectue en ligne via le site de FranceAgriMer

( https://padcollecte.franceagrimer.fr/padcollecte-usager/#/detail?cdDispositif=AMI_ARRA_2026 )

Sont éligibles :

  • Les exploitations disposant d’un SIRET actif et d’un numéro CVI ;
  • Ayant déposé au moins une déclaration de récolte non nulle sur les campagnes 2023/24, 2024/25 ou 2025/26 (hors cas de force majeure) ;
  • Les entreprises qui ne sont pas en procédure collective d’insolvabilité au moment du dépôt ;
  • Les vignes plantées avant le 31 juillet 2015 ;
  • Tous les cépages sauf le « Chardonnay ».

4000 €/ hectare

Il s’agit d’une aide forfaitaire fixée à 4 000€/hectare, ce qui permettrait donc l’arrachage de 32 500 hectares. En cas de dépassement de l’enveloppe, un stabilisateur sera appliqué afin de diminuer les surfaces demandées à l’arrachage. Attention, sont exclus du stabilisateur les demandeurs qui se sont engagés à effectuer un arrachage total de leur surface plantée. Cette exception, portée par les organisations de la production viticole, a pour objectif de favoriser les exploitants qui souhaitent arrêter définitivement leur activité et permettre ainsi une réduction durable du potentiel viticole. A noter : l’enquête menée par FranceAgriMer en fin d’année 2025 et portant sur les intentions d’arrachage faisaient état d’une demande de 34 428 ha.