Abeilles : protéger les cultures sans nuire aux auxiliaires
Depuis le 1er janvier 2022, l’arrêté abeille du 20 novembre 2021 restreint l’application de produits phytosanitaires (y compris fongicides et herbicides) lors de la floraison sur les cultures attractives (dont toutes les cultures oléoprotéagineuses). Les insecticides ne peuvent être appliqués que sur des plages horaires spécifiques (dans les 2 heures avant le coucher du soleil et les 3 heures qui suivent), et l’évaluation de l’innocuité des fongicides et herbicides (et leur autorisation) est devenue obligatoire en vue d’une application à floraison.
Depuis le 1er janvier 2026, la période dérogatoire a pris fin pour les cultures majeures (colza, pois, féverole, pois-chiche, lentille, lupin, tournesol). Ainsi, les traitements fongicides en floraison ne sont plus automatiquement possibles et ils devront désormais respecter les conditions fixées par l’arrêté Abeilles de 2021.
Concrètement, seuls les produits répondant à l’une au moins des deux conditions suivantes pourront encore être utilisés :
- soit bénéficier d’une dérogation à l’interdiction et disposer sur leur AMM d’une mention explicite « emploi possible » à floraison (phrase SPe08),
- soit avoir fait l’objet d’une demande de dérogation « emploi possible » auprès de l’Anses, accompagnée de données complémentaires déposées avant le 1er janvier 2026. Ce dossier vise à prouver l’innocuité des spécialités vis-à-vis des pollinisateurs lors d’une application sous les contraintes horaires prévues par l’arrêté.
Avant tout traitement, l’agriculteur devra vérifier, produit par produit, si l’étiquette/AMM porte bien la mention « emploi possible » en floraison. En l’absence, aucune application n’est possible en floraison depuis le 1er janvier 2026. Pour les spécialités qui restent autorisées, le traitement devra être planifié dans les bonnes plages horaires (2 heures avant le coucher du soleil et 3 heures après) afin d’être conforme à la réglementation.
Pour plus de précisions, consultez l’infographie ci-dessous.