Sanitaire : c’est le trio vaccination des canards, surveillance et biosécurité qui fonctionne

28 novembre 2025 | Publié par FDSEA 49 - JA 49

Dans une interview accordée à L’Anjou Agricole, Éric David, directeur de la DDPP de Maine-et-Loire, revient sur plusieurs points liés à l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP).

Une semaine après la confirmation du premier cas d’influenza aviaire dans le département, aucun nouveau cas n’est à déplorer. Ce premier foyer provenait d’un lot de canards prêts à gaver, issus d’un élevage vendéen identifié comme le point de départ de la contamination. Si la situation semble désormais stabilisée en Maine-et-Loire, ce n’est pas le cas en Vendée où deux nouvelles suspicions sont actuellement en cours d’investigation.

Concernant la couverture vaccinale, celle-ci est très bonne dans le département et concerne aujourd’hui 4,7 millions de canards. Quant à l’immunité, elle diminue avec le temps, ce qui a conduit à instaurer une troisième dose obligatoire au-delà de la douzième semaine pour les canards prêts à gaver. Par ailleurs, bien que la vaccination réduise les symptômes cliniques, elle n’empêche pas totalement le portage du virus par les canards.

Enfin, il est important de rappeler que la vaccination, à elle seule, ne suffit pas à protéger les élevages : elle s’inscrit dans un trio indispensable associant vaccination, surveillance et biosécurité. Sur ce dernier point, Éric David est formel : après la première contamination liée à l’avifaune sauvage, la diffusion du virus entre élevages est principalement due à des failles dans les mesures de biosécurité — mouvements de personnel, de matériel ou encore d’animaux. Il est donc essentiel de maintenir une vigilance élevée et de poursuivre les efforts engagés pour limiter les risques de propagation.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans l’Anjou agricole du 28 novembre 2025.