Syndical : les membres du Conseil d’administration de la FDSEA sont revenus sur les dernières mobilisations
Les membres du Conseil d’administration de la FDSEA se sont réunis le 16 janvier pour revenir sur l’actualité locale, les différentes actions syndicales de ces dernières semaines et les premières avancées qui vont devoir se concrétiser.
Aléas climatiques
Parmi les sujets débattus, le déclenchement de l’indemnisation de solidarité nationale sur prairies avec des taux de pertes dépassant parfois les 70 % dans le département selon l’indice Airbus. La FNSEA dénonce depuis plusieurs années, la fiabilité de l’indice satellitaire d’Airbus qui mesure la pousse de l’herbe. Cette année, le calcul nous est favorable alors que les pertes ne sont pas aussi élevées que certaines années de sécheresse, au cours desquelles l’indice ne dépassait pas les seuils d’indemnisation. « C’est pour cette raison que la FNSEA dénonce depuis plusieurs années l’utilisation de cet indice sans expertise terrain, ce que la Loi Duplomb doit corriger avec la possibilité de faire un recours pour justifier de pertes supérieures » précise Emmanuel Lachaize.
Autre sujet traité par le conseil d’administration : les défauts de collecte de lait suite à l’épisode de neige de début janvier. Certains industriels ont choisi de reconnaître les volumes perdus et de rémunérer leurs producteurs mais, pour d’autres, c’est silence radio. Les discussions entre les producteurs et les entreprises sont aujourd’hui toujours en cours et nous espérons que la conclusion sera favorable aux producteurs.
Des annonces à concrétiser
Dans le cadre de la mobilisation nationale FNSEA et JA, pour dénoncer les accords commerciaux et les contraintes qui pèsent sur l’agriculture française, un grand nombre d’actions ont eu lieu ces dernières semaines dans tout le pays. Le Maine-et-Loire n’est pas en reste avec notamment des contrôles de camions, et une communication vers les consommateurs. Une délégation angevine a rejoint Strasbourg le 20 janvier pour obtenir des eurodéputés qu’ils saisissent la Cour de Justice de l’Union Européenne, dernier barrage possible au MERCOSUR.
Le Premier ministre a entendu la colère agricole et annoncé une série de mesures, dont certaines demandées par la FNSEA, comme la création d’une loi d’urgence agricole qui devrait être examinée par le Parlement avant l’été autour de plusieurs priorités : l’eau, la prédation et les moyens de production. D’ores et déjà, sur le sujet de l’irrigation, Sébastien Lecornu annonce une suspension de toute décision sur les volumes prélevables jusqu’à septembre pour prendre en compte les contraintes agricoles via les études socio-économiques. Pour Anthony Ménard, secrétaire général de la FDSEA « les propositions vont dans le bon sens mais doivent se concrétiser rapidement. Nous attendons toujours certains décrets d’application de la Loi Duplomb ; nous veillerons à ce que ces annonces se transforment en actes. »