Zones humides : les préfets sur le terrain
Les représentants de la FRSEA Pays de la Loire et des Jeunes Agriculteurs ont rencontré les préfets de Région et de Maine-et-Loire le 26 janvier, à l’occasion d’une visite de l’EARL de la Touche, à Longuenée-en-Anjou, pour aborder la question sensible du classement des zones humides. Une rencontre de terrain destinée à illustrer concrètement les difficultés rencontrées par les exploitants agricoles face aux méthodes actuelles de délimitation et à l’impact d’un tel classement. Le classement des zones humides constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour l’agriculture ligérienne car un empilement de réglementations s’applique sur ces zones (loi cadre sur l’eau, règles du SDAGE Loire-Bretagne et éventuellement du SAGE du territoire, BCAE2, règles d’urbanisme, directives européennes sur la biodiversité, etc.). Ainsi, les exploitations peuvent se retrouver contraintes dans la construction de bâtiment, la création de réserve d’eau mais aussi dans l’installation ou l’entretien de drainage.
Un classement en zones humides n’est donc pas anodin et pour être accepté doit être le plus objectif possible et partagé par tous les acteurs. Au cœur des discussions, l’analyse des sols, et plus précisément l’interprétation des traces d’oxydo-réduction du fer observées lors des carottages qui est le critère pédologique permettant de classer un territoire en zone humide. La FRSEA et les JA dénoncent depuis plusieurs années, la méthode de classement qui ne prend pas toujours suffisamment en compte le contexte des parcelles, les pratiques agricoles ou les conditions climatiques, et qui peuvent conduire à des classements contestables.
En conclusion de la visite, le préfet de région, Fabrice Rigoulet-Roze, a indiqué qu’il ferait « remonter à l’échelon national la nécessite de modifier la définition de la zone humide et que les services régionaux de l’État sont prêts à se mettre autour de la table pour s’approprier la problématique et discuter d’éléments complémentaires à apporter à la méthodologie de classement actuel ».
Plus de détails dans l’Anjou Agricole du 30/01/26
