Loi d’urgence agricole : la semaine de tous les dangers
À l’Assemblée nationale, le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles entre dans sa dernière semaine d’examen. Pour les agriculteurs, cette semaine est celle de tous les dangers. La FNSEA appelle les députés à faire preuve de responsabilité. Le monde agricole attend un texte utile et opérationnel, voté au terme du temps programmé.
Ce texte attendu vise à apporter des réponses concrètes pour produire davantage, sécuriser le revenu des agriculteurs, lutter contre la concurrence déloyale et défendre notre souveraineté alimentaire. Pourtant, avec plus de deux mille amendements déposés et des débats sous tension, le risque est réel de voir ce texte laissé en jachère et non adopté à l'issue des débats prévus dimanche 31 mai.
Pour l’agriculture, ce serait un signal dramatique.
La FNSEA alerte : faire obstruction aujourd’hui serait une faute politique majeure. Ce serait retarder des décisions essentielles pour une agriculture déjà fragilisée et envoyer un signal d’abandon à celles et ceux qui nourrissent le pays.
« Les agriculteurs n’attendent pas des blocages ni des postures. Ils attendent des décisions. Empêcher l’adoption de ce texte, c’est prendre le risque d’affaiblir durablement la capacité de la France à se nourrir elle-même », déclare Arnaud Rousseau, président de la FNSEA.